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 "Vive la rentrée"

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Date d'inscription : 18/09/2010

MessageSujet: "Vive la rentrée"   Dim 19 Sep - 15:22

Ou «pourquoi continuons-nous à nous morfondre de les savoir si malheureux sans nous, pendant que ces chenapans nous ont déjà oubliés, riant depuis bien longtemps avec leurs copains de classe?»




Bientôt la rentrée, peut-être la première pour votre enfant...
Des enfants en pleurs s'agrippant à ces mamans au coeur gros... Si c'est l'image que cette première rentrée vous inspire, rassurez-vous, c'est tout à fait normal !


L'angoisse de séparation


«Se séparer c'est vivre», Nicolas Fabre



L'angoisse de séparation est normale, et si la rentrée scolaire est une séparation peut-être plus spectaculaire, elle est loin d'être la première.


La toute première a eu lieu ... à la naissance! Elle est un belle preuve que la séparation est nécessaire à la vie, nécessaire au développement de votre enfant.


Lors des deux premiers mois, votre petit bout cherchait les stimulations sensorielles, qui avaient alors pour effet un apaisement presque immédiat.
Entre trois et six mois est apparue la peur de la solitude, la présence (qu'importe la personne) l'apaisait. C'est seulement vers six mois que l'attachement s'est personnalisé : les familiers l'apaisaient alors que les étrangers l'inquiétaient.


Cette évolution lui a permis d'acquérir de nouvelles compétences :
  • La discrimination et la capacité de comparaison.
    La différenciation et la personnalisation des réponses émotionnelles selon la situation et les informations perçues.
    L'attachement, qui a pu mettre en place un réseau de stabilité, de confiance qui ont stimulé l'envie de découverte à partir d'une base maintenant connue et différenciée.



A partir de 18 mois déjà, les séparations sont mieux tolérées. Il a peu à peu pu élaborer une représentation mentale de ses parents qui resteront alors réels pour lui, même absents.
Ils continuera ensuite à évoluer pour être, à trois ans, tout à fait prêt à entrer dans un monde qui ne sera pas partagé avec ses parents.


La rentrée : comment faire pour qu'elle se passe au mieux?


«Chaque fois, l'enfant doit se séparer d'un monde pour en conquérir un autre, le plaisir de la conquête venant apaiser la douleur de la perte», Marcel Rufo


Ne nous voilons pas la face, la rentrée se passe rarement sans pleurs. Les pleurs sont normaux, cependant les institutrices peuvent témoigner d'une différence de pleurs entre les enfants qui ont été préparés et les autres, de par leur durée notamment.



Préparer la rentrée


Il est évident que les choses se passeront d'autant plus facilement que votre enfant aura déjà connu la séparation, par la crèche par exemple. Si il est le cadet, l'école fera partie d'un univers relativement familier auquel il aura moins de difficultés à s'habituer.


Certaines écoles proposent une découverte progressive : une matinée «parents admis», des séances d'informations, ... Si ce n'est pas le cas, vous avez toujours la possibilité, lors de l'inscription, voire avant celle-ci, de visiter l'école, de rencontrer l'institutrice, ... Cela permettra à votre tout-petit de ne pas arriver le jour J en terrain totalement inconnu.
Comme vous aussi, vous saurez où il va, vous serez rassurée et lui communiquerez cette relative sérénité. En outre, parler avec lui de la rentrée, avec des images et de mots concrets lui permettront de se préparer peu à peu à l'idée.


Vous pouvez également lui raconter vos propres rentrées. Lesenfants sont souvent fascinés par le fait que leurs parents ont eux aussi été petits, ont eux aussi connu ces grandes étapes et ont ressenti des émotions, tout comme eux. Ils oseront probablement vous poser des questions sur la façon dont cela s'est passé pour vous : ces questions sont en fait les interrogations et les émotions relatives à leur propre rentrée...




Le jour J


La collectivité l'attire et l'effraie à la fois. Il a peur de perdre son individualité, c'est la raison pour laquelle les marques d'identification sont nombreuses chez les plus petits (photos, porte-manteaux nominatifs, ...). Pour certains, il sera nécessaire de passer par la transition «bras de Madame», le passage «fille/garçon de papa-maman – copain dans un groupe d'enfants» pouvant être ressenti comme trop violent.


Les premiers jours, le fait d'apporter un objet transitionnel (doudou, photo, mouchoir, ...) pourra l'aider à faire le lien avec la maison à tout moment de la journée.
Aidez-le également à se repérer dans le temps, et rassurez-le par un «Je reviens te chercher», tout en expliquant ce que vous ferez ensuite : «nous passerons chercher un goûter puis nous rentrerons à la maison». Lui dire à quelle heure, même si il s'agit encore d'une notion abstraite pour lui, peut l'aider : il s'agira d'un repère qu'il pourra également demander à son institutrice. Cela aura pour effet de calmer son angoisse de ne pas vous voir revenir.


Dans les premiers jours, si vous en avez l'occasion, venez le chercher le plus tôt possible. En effet, pour de nombreux enfants, c'est au moment où les premiers parents arrivent qu'ils deviennent inquiets «Mes parents vont-ils venir me chercher?». Par la suite, il comprendra que vous revenez à chaque fois et sera rassuré.


Evitez également, même si cela vous chatouille, de trop lui demander ce qu'il a fait en classe. Cela ne ferait qu'accentuer chez lui le fait que vous ne faites pas partie de sa vie scolaire, et pourrait l'angoisser. Laissez-le venir à vous, il vous racontera, probablement d'abord par bribes, ce qu'il a fait. Et si vraiment, vous avez besoin de savoir, pour apaiser votre propre angoisse, demandez plutôt à son institutrice.


L'au revoir


Le moment de se dire au revoir est déterminant pour la suite des événements, et donc pour al manière dont va se dérouler sa journée.
Il s'agit d'être réellement présente pour lui, et non déjà l'esprit dans vos dossiers, mais brève et ferme. Un bisou, un câlin, puis on s'en va. Prolonger les «au revoir» reviendrait à dire que vous n'avez pas confiance, et le mettrait dans une situation difficile par rapport à son institutrice, en outre cela laisserait place au doute («Va rester? Va partir?») qui rendrait la séparation, au final, encore plus douloureuse.
N'oubliez cependant pas ce bisou, il marque la transition et est extrêmement important : c'est un repère pour lui.
Au début, si c'est trop difficile pour vous, déléguez. C'est souvent plus facile pour les papas...


La communication avec l'institutrice



Montrez que vous communiquez avec l'institutrice. Votre enfant verra alors que vous avez confiance en elle, et aura confiance lui aussi. Elle pourra, en outre, entendre vos peurs, vos attentes, et sera plus à même de proposer à votre petit bout un mode de relation affective sécurisante.


Et vous dans tout ça?


Vous aussi vous angoissez, n'est-ce pas?
Non seulement parce que votre enfant grandit, va entrer dans cette grande école pleine d'enfants. Vous avez peur : va-t-il s'en sortir? N'est-il pas trop petit? Comment va-t-il faire sans vous?


L'angoisse que nous ressentons est bien souvent révélatrice de nos anciennes angoisses d'enfant. Il est alors intéressant de repartir à leur rencontre, les accepter, afin de mieux vivre cette rentrée. Cela vous permettra également de non seulement ne pas les transmettre inconsciemment à votre enfant, mais également d'être plus facilement à l'écoute des siennes.


Accepter la séparation avec son enfant, c'est également faire le deuil de sa «toute puissance» : accepter l'entrée dans sa vie éducative, d'autres personnes de référence. Rassurez-vous, personne ne prendra jamais votre place, vous restez et resterez toujours sa maman.


Accepter la socialisation son enfant, c'est accepter de faire le deuil de l'enfant le meilleur, le plus performant, le plus éveillé, le plus autonome, ... Mais que cherchez-vous en désirant un enfant «génie»? N'est-ce pas simplement la peur du jugement? Vous faites de votre mieux, votre objectif est probablement que votre enfant soit heureux, et pour l'être il ne devra pas être «le plus ...». Il lui arrivera également d'avoir des moments de faiblesse, des moments de tristesse ou de régression. Ne culpabilisez pas, et outrepassez cette peur du jugement en communiquant au maximum avec l'institutrice. Cela endormira votre culpabilité et vous aidera à, ensemble, mettre en place de objectifs de co-éducation.


Gardez également en tête que pendant que, des heures plus tard, vous vous morfondez encore de l'avoir vu pleurer à votre départ, cela fait bien longtemps que lui a rejoint ses copains en riant...
Ses pleurs, bien souvent, cherchent essentiellement à vous rassurer, car il sent que vous êtes triste, que vous culpabilisez et veut rester loyal envers vous. Pour contrer cela, vous pouvez, en plus de travailler sur votre émotion, lui expliquer que le voir pleurer vous rend triste, que vous serez très heureuse de le savoir content de pouvoir jouer avec ses copains et s'amuser...
Dans certains cas, ses larmes sont une forme de chantage. Montrez-lui que vous ne cédez pas, qu'il est important pour lui d'aller à l'école et pour vous d'aller travailler, que cela ne signifie en aucun cas que vous ne l'aimez pas ou l'abandonnez, vous reviendrez toujours le chercher.




Difficile, la rentrée? Et pourtant quelle étape importante dans sa vie, dans votre vie!
Elle représente pour lui une porte ouverte sur la socialisation, l'apprentissage, la culture, la curiosité, le désir.
«Plus se creuse le lit du manque, plus s'installe la vie du désir» Françoise Dolto.



Courage, et bonne rentrée à tous!
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http://www.ecoutedesoi.be
Ludivine



Messages : 6
Date d'inscription : 27/10/2010

MessageSujet: Re: "Vive la rentrée"   Mer 27 Oct - 11:02

La rentrée pour ma puce, ce sera en janvier. C'est vrai que j'appréhende, peut-être plus qu'elle!
Je vais tâcher de mettre en place ce qui est conseillé, je n'avais pas pensé rencontrer l'instit avant, je ne savais pas qu'on pouvait le faire.
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